Stanislas Leszczynski

Le Château Stanislas

De la forteresse médiévale des damoiseaux de Commercy, il ne subsiste que des éléments de l’enceinte extérieure, réutilisés à la fin du 17ème siècle comme soubassement d’une résidence princière. Les travaux furent lancés par le Cardinal de Retz, dernier damoiseau, exilé sur ses terres de Commercy par Louis XIV. C’est ici qu’il rédigea les « Mémoires » qui l’ont rendu célèbre. A sa mort la princesse de Lislebonne en prend possession et y effectue de nombreux travaux. Elle le revend ainsi que la seigneurie de Commercy au Duc de Lorraine. Ce dernier va le donner à son tour au Prince de Vaudémont.

Le Prince de Vaudémont, véritable créateur du château de Commercy fait appel aux architectes, Germain Boffrand et Nicolas Dorbay pour donner au château sa physionomie actuelle et imaginent son prolongement urbain; le Fer à Cheval et la rue Neuve (actuelle avenue Stanislas). A sa mort, le duc Léopold et son fils utilisent Commercy comme résidence de chasse avant que la duchesse douairière Elisabeth Charlotte d’Orléans ne vienne s’y installer avec sa suite.

Stanislas, nouveau maître des lieux à la mort d’Elisabeth Charlotte d’orléans, charge Emmanule Héré de moderniser sa résidence commercienne. L’architecte imagine les deux ailes basses destinées à relier le Fer à Cheval au château. Sa principale intervention porte sur le réaménagement des jardins avec le creusement du grand canal qui mène au pavillon royal aujourd’hui disparu.

Le château sera en partie détruit en 1944 à cause de l’explosion d’un stock de carburant ou de munitions, il sera reconstruit à l’identique à l’initiative de la municipalité de 1957 à 1977.

 

Tarifs

Adulte – Visite guidée : 4,00 €

Enfant (+10 ans) – Visite guidée : 3,00 €

Etudiant – Visite guidée : 3,00 €

Groupe : 3,00 € sur réservation

Place du Fer à Cheval

La place du Fer à Cheval, en hémicycle, est entourée de deux bâtiments symétriques orientés est-ouest se terminant par deux pavillons absolument identiques. Construite par l’urbaniste Boffrand à l’intiative du prince de Vaudémont, afin de faire pendant à la cour du château, elle nécessite la destruction de 19 maisons et la modification des axes traditionnels de circulation. Sa réalisation, en projet depuis 1708, s’accompagne du percement de l’Avenue Stanislas, prolongée par l’Avenue des Tilleuls qui mène à la forêt.

Les écuries

Reconstruites par Emmanule Héré sous la forme de pavillons bas, les écuries relient le château à la place du fer à cheval. De nombreux éléments architecturaux, en particulier les bossages continus, la succession de baies en plein cintre et l’élévation de balustrades ornées de trophées et de pot-à-feu, rappellent les pavillons bas de la Place Stanislas. A Commercy comme pour les autres palais de Stanislas, Héré est entouré de la même équipe; le ferronnier Lamour, le sculpteur Guibal et le peintre Girardet. Les trophées du château sortent des ateliers de Guibal. Cette encolure de cheval en ronde bosse semble sortir d’un décor rocaille. L’utilisation des volutes et des coquilles est assez rare en Lorraine.

Pavillon Royal ou Château d’eau : Le Musée de la Céramique et des Ivoires

Situé au bout du grand canal, le pavillon royal, souvent appelé château d’eau doit son nom aux trois fontaines qui décorent et animent la façade mais aussi à la technique mise au point par Héré qui consiste à faire ruisseler de l’eau sur un treillage de fils de laiton donnant l’impression de rideau ou de colonnes d’eau. Le château d’eau est constitué de trois bâtiments reliés par des arcades en anse de panier.

Ce bâtiment, comme tous ceux formaient les « Plaisirs Royaux » de Stanislas ont disparu. Héré, ayant consigné tous ces plans et élévations qui nous sont parvenus a permit la reconstruction de certains édifices, notamment le Château d’Eau.

Le Musée de la Céramique et des Ivoires est installé dans l’ancien complexe des Bains Douches Municipaux de style Art Déco construit dans les années 1930, en s’inspirant très largement du Pavillon Royal de Stanislas.

Le Musée présente une des plus importantes collections françaises d’ivoires européens et asiatiques du XVIIè au XIXè, ainsi qu’une collection de porcelaines et de faïences du XVIIIè au XIXè siècles.

Les collections du Musée se sont essentiellement formées à partir de dons, notamment celui du Docteur Boyer, de la marquise de Carcano et du peintre Recouvreur.

Ouvert en avril, mai, juin, septembre et octobre les week-end et jours fériés de 14h à 18h.

En juillet et août du mercredi au dimanche de 14h à 18h.

Tarifs

Entrée plein tarif : 4,80 €
Tarif réduit : 2,50 €
Carte cézam : 3,10€
Groupe adulte : 4,10 €
Groupe enfant : 1,64 €
Pass à Com : 1,00 €
Tarif OMA : 1,00 €

Gratuité : les dimanches, lors de la Nuit européenne des musées, lors des Journées européennes du patrimoine, pour les membres d’associations des amis des musées, conservateurs du patrimoine, enfants de moins de 10 ans, pour les classes primaires de Commercy

La Fontaine Royale

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